Havre A.C. et F.C. Cette, nul : #1
Alléchée par la perspective de voir aux prises les vainqueurs de l'Olympique et dun. Red Star, la foule des grands jours avait fait le déplacement de Pershing. Elle as- Sista à une partie dont l'intérêt fut en gé- néral soutenu et qui fut captivante surtout vers la fin et au cours des prolongations, Sans doute l'on nous dira que le jeu man- qua souvent de pureté et de classicisme, Mais cela s'explique par Kfmportance que chacun des adversaires atiachait à Ja vic- toire, Is semblèrent constamment se tenir sur leurs gardes ; seul le Havre attaqua à fond au cours des prolongations sans d'ail leurs pouvoir réaliser, Pendant la durée ré- glementaire du jeu, la partie fut strictement égale. Tour à tour les équipes dominèrent. Ce que l’on avait escompté Se réalisa à peu près, L'attaque havraise, supérieure large- ment à celle de Cette. se heurta à une dé- fense adverse des plus brillantes. Mais comme d'autre part la défense du Havre fut également très sûre, la partie prit souvent le caractère d'un duel d'artillerie lourde qui
mit ia plupart du temps en lumière la qualité de ces défenses.
*
LE: |
Le Havre débuta plus raptdement et s'as- sura un avantage assez net au cours du pre- mier quart d'heure, Puis, pendant le reste de la première mi-temps, les Cettois se montrè- rent plus langereux. Leurs avant étaient ser- vis par une ligne intermédiaire plus scienti- fique ; mais ils ne surent pas profiter des oc- Casions qui leur étaient ainsi offertes C'est au contraire les offensives du Havre qui fu- rent les plus menaçantes, Et cependant l'on vit bientôt Rénier, insuffisamment remis de sa blessure, traîner la jambe et être obligé |
b MX." Le SPA 4 b < C4 SRE ét Ÿ Mint échte non. MOSS - de de freiner dans ses tentatives de percée.
En seconde mi-temps, le jeu continue à être très égal. Mais le Havre attaque cepen- dant très vigoureusement à plusieurs repri- ses. Puis l'intérêt de la partie Se ralentit, ainsi que cela se produit toujours quand les équipes ne marquent pas. Cependant, à la 28e minute de jeu, une belle échappée de Gib- son est arrêtée durement dans les 18 mètres havrais. M. Jandin accorde un penalty. Gib- son quite un instant le terrain : mais com- me il rentre bientôt, aussi allègre que ja- mais, le public ne lui ménage pas ses quo- libets, signifiant par là qu'il croit que le vieux renard cettois a exploité savamment la charge dont il fut victime. Domergue réussit le penaltv.
Ce but semble décourager Æs Havrais, qui se relâchent un instant. Cette domine, Mais dix minutes avant |a fin, le Havre se essai. sit et tente de nombreuses incursions chez l'adversaire Cette joue la défense, mais sans exagération, Enfin dans les toutes derniéres seeondes, un déplacement de jeu du demi centre havrais sur l'ailier gauche Buré per- met à Celui-ci de franchir 'a défense cettoise et de placer un shot très dur qui frappe le dessons de la barre et bat Henric. La fin est
sifflée tont anssitôt, au milieu de l'émotion générale
LI
..
Dames le preuréer gttet d'htnre des prolon- gaticea, € flwrre dosmime très nettement et Sa ligne d'urants dupme à fond La défense cettomæ [uk guerrellte filen ne passe. Dans le denniègs œuart d'heure, Cette, écœuré Par ee train erète, Du largement la tou- che. La Marpe remet eétrore, mais moins nettement fret De mue me change pas. > Duc es. “M” Lu uf
Des deux vütls Wa défenses furent bonnes, mais taniret vole de Utile. Les demis cet- tois furent supérieurs en attaque, bien que Ita tint très lionorablement tête à Domer- gue, qu'on vit souvent meilleur. Le jeune Cantais, du H. A. C.. fut remarquable, Dans l'attaque cettoise, Gibson fit les plus belles choses ; les autres. se montrèrent bien lents et bien hésitants. Au Havre, Accard fut le meilleur de la ligne et fut souvent applaudi peus son adresse, Rénier, blessé, fut moyen ;
uré et Lechanteux bons.
M. Jandin fut un bon arbitre ;: mais il a le tort de siffler des coups francs qui désavan- tageut plutôt le camp qui en inéncie, — Maurice Pefferkorn.